Un récent sondage OpinionWay révèle que 8 jeunes sur 10 sont pessimistes sur l’avenir. A lire cette enquête, les 18-30 ans ne semblent plus croire au père Noël. Mais de là à être pessimiste. Nous, on dit que c’est faux. Oui, vraiment, c’est faux.

Au diable le pessimisme !

Nous, ce qu’on dit, c’est que, au lieu de les taxer de pessimistes, ce qui est péjoratif, ne pourrait-on pas dire qu’ils sont plutôt… réalistes ?

La lecture de cet article est assez intéressante, en effet. Et riche d’enseignements.

Elle montre un décalage entre la lecture des faits et la réalité.

Aujourd’hui, être pessimiste serait avouer qu’on pense qu’il sera plus difficile d’entrer sur le marché du travail. Que l’on sera obligé de changer plusieurs fois de métier, ou de branche durant sa vie professionnelle. Que l’on devra travailler plus longtemps.

Ce n’est pas cela être pessimiste

Au contraire, cette étude est rassurante. Nous la trouvons même positive.

Parce que le regard des jeunes est perçant. C’est simple, ils ont compris comment fonctionne le système. Et quel sera leur avenir. Ils ne sont pas dupes. Ils sont bien conscient du monde dans lequel ils vivent et du marché du travail dans lequel ils vont se retrouver. On peut en parler car nous sommes allés à leur contact, au cours des deux saisons de « Nous les Apprentis« .

Et pour preuve, ce n’est pas à eux que Emmanuel Duez ou Joel de Rosnay ont besoin d’expliquer comment fonctionnent ces soi-disant « millennials », ni comment sera l’entreprise dans 20 ou 30 ans.

Les jeunes l’ont bien compris, ils l’ont intégré et ils n’ont pas besoin d’explications.

Père Noël ou pas, l’entreprise libérée, c’est déjà pour eux une réalité. C’est l’entreprise qui les embauchera ou même, celle qu’ils créeront et qui sera à leur image, parce que, pour 70% d’entre eux, la priorité c’est d’abord de faire un travail « qui a du sens », de pouvoir mieux concilier vie privée et vie professionnelle. Un peu comme le rêvaient les jeunes … des précédentes générations.

N’opposons pas les générations. Le pragmatisme aujourd’hui, c’est de constater que, pour un certain nombre d’entreprises, la notion d’agilité et d’entreprise libérée n’est pas encore une réalité. Tant la route du changement peut s’avèrer compliquée. Un concept que les jeunes semblent avoir intégré.